Guide d'île · Barlavento

Santo Antão,
mode d'emploi

Des chemins muletiers suspendus entre ciel et mer, des vallées qui tombent de mille mètres jusqu'à l'océan, et presque aucun endroit où se baigner. Santo Antão est le paradis des randonneurs — et rien d'autre. Autant être prévenu.

1 979m au Tope de Coroa
0aéroport · bateau seul
36km de route pavée
77lacets dans le Paúl
1 166m au cratère de Cova
2eîle du pays par la taille

Inaccessible, rocheuse, abrupte : Santo Antão ne se laisse pas approcher facilement, et c'est précisément ce qui fait sa réputation. Ses chemins muletiers, taillés à flanc de falaise, semblent suspendus entre le ciel et la mer. Deuxième île de l'archipel par la superficie, la plus occidentale aussi, elle est devenue le rendez-vous des marcheurs du monde entier.

Une chose à savoir avant de réserver : on n'y vient pas pour la plage. Les endroits où se baigner se comptent sur les doigts d'une main, et plusieurs d'entre eux sont franchement dangereux. Ici, le programme se mesure en dénivelés, pas en transats.

L'essentiel avant de partir

  • ArriverIl n'y a pas d'aéroport en service : on accède à l'île uniquement par bateau, depuis São Vicente, avec plusieurs traversées quotidiennes. Le port d'arrivée est Porto Novo, au sud.
  • Louer une voiture ?Peu de loueurs, et ce n'est pas un hasard : les routes de l'île exigent une maîtrise parfaite de la conduite. Sauf à être très à l'aise en montagne, renonce.
  • Les aluguersIls sont nombreux et desservent les localités principales. C'est le moyen de transport normal ici, y compris pour se faire déposer au départ d'une randonnée.
  • L'office de tourismeUn kiosque Informação turística se tient dans le hall de la gare maritime de Porto Novo : plans, itinéraires de randonnée et contacts de guides indépendants. Arrête-toi en descendant du bateau.
  • L'argentLes banques et les distributeurs sont rares. Retire à Mindelo avant d'embarquer, et prévois large : dans les vallées, on paie en espèces.
  • À ne pas manquerL'Estrada da Corda, le cratère de Cova, la Ribeira do Paúl, le grogue de l'île, la Ribeira da Torre et Chã de Igreja.
Se repérer

L'île en quatre zones

Santo Antão se lit du sud au nord et de l'est à l'ouest : le port et la grande traversée pavée, la côte nord-est où l'on séjourne, le centre volcanique et sec, et la côte ouest longtemps coupée du monde. Clique une zone pour ne garder qu'elle.

Zone
Plage Village Site & curiosité

À vérifier avant publicationLes positions sont approximatives et servent à situer, pas à naviguer. Sur une île où plusieurs sites sont au bout de pistes non balisées et où les crêtes trompent le GPS, corrige le tableau LIEUX avant de mettre la page en ligne.

La question qu'on se pose vraiment

Peut-on se baigner à Santo Antão ?

Très peu, et pas n'importe où. La côte est battue, les courants y sont violents une bonne partie de l'année, et plusieurs plages qui semblent engageantes ne le sont pas du tout. Voici la liste honnête.

LieuDepuisAccèsBaignade

La règle localeSur la côte nord, baigne-toi le matin, près du bord, et jamais seul. Les courants sont particulièrement forts de juin à octobre — c'est aussi la saison où la houle de sud arrive sans prévenir.

Photo · 3:1 · Le cratère de Cova
Emplacement photo — le cratère de Cova et ses cultures.
Zone 1

Cova, le Paúl et la grande traversée

Estrada da Cordacratère de CovaRibeira do Paúlgrogue

C'est par ici qu'on débarque, et c'est ici qu'on comprend l'île : une route pavée qui monte à 1 400 m, un cratère cultivé, et la plus belle vallée de l'archipel qui dégringole vers la mer.

Porto Novo, la porte d'entrée

gare maritimearrivée des bateaux

Premier port de l'île, Porto Novo n'a pas grand-chose à offrir au visiteur : le paysage y est aride et la ville sert surtout de sas. On y débarque, on y prend son aluguer, on y retire ses derniers billets — le kiosque d'information touristique du hall de la gare maritime vaut néanmoins l'arrêt, on y trouve cartes, itinéraires et contacts de guides indépendants.

Deux moments font exception : les fêtes de la São João, et le festival de musique de fin d'été qui se tient sur la plage d'Escurralete.

L'Estrada da Corda

36 kmjusqu'à 1 400 maluguer

C'est le trait d'union entre le sud et le nord de l'île, et c'est un monument à elle seule. La route pavée — estrada da corda, la route de la corde — grimpe en lacets serrés jusqu'à 1 400 mètres, traverse les nuages, longe le cratère de Cova puis bascule vers les vallées du nord.

Ce n'est pas un trajet, c'est la visite. Assieds-toi côté vallée, et compte au moins la demi-journée si tu comptes t'arrêter — ce que tu feras.

Le geste à faireDemande à ton chauffeur de s'arrêter au point haut, côté Cova : c'est de là que l'on embrasse à la fois le versant sec du sud et le versant vert du nord.

Le cratère de Cova

1 166 m400 m de profondeur1 km de large

Un cratère parfaitement dessiné, profond de quatre cents mètres et large d'environ un kilomètre, dont le fond est entièrement cultivé : maraîchage et canne à sucre y prospèrent dans un sol volcanique généreux, à l'abri du vent.

On peut y descendre — comptez environ quatre heures — mais la remontée demande six heures et demie : ce n'est pas une promenade digestive. Le site a été proposé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2016.

Si tu ne fais qu'une choseMarche sur la lèvre du cratère plutôt que d'y descendre. Le tour partiel donne les meilleurs points de vue pour une fraction de l'effort.

La Ribeira do Paúl

de Cova à la merla plus arroséeberceau du grogue

La vallée la plus majestueuse de l'île, et sans doute du pays. Elle part de la paroi du cratère de Cova et descend d'un seul mouvement jusqu'à l'océan, à Vila das Pombas. C'est la vallée la mieux arrosée de l'archipel : bananiers, manguiers, papayers, canne à sucre, tout y pousse en désordre luxuriant.

C'est ici qu'est né le grogue capverdien, et les distilleries familiales y sont toujours en activité — on peut s'y arrêter, goûter, discuter.

Le Pico da Cruz

1 585 m3e sommet du pays6 h 30 de montée

Troisième point culminant du Cap-Vert. On l'atteint depuis le Paúl en six heures et demie de montée, ou depuis Janela en cinq heures et demie. Beaucoup plus court : la route 104a, qui part de l'Estrada da Corda, laisse quatre kilomètres à parcourir.

À savoirLe sommet est fréquemment dans les nuages en fin de matinée. Pars tôt si tu veux la vue.
Il était une fois

Vingt ans pour trente-six kilomètres

L'Estrada da Corda n'est pas une route ordinaire, et le savoir change la façon de la parcourir.

Trente-six kilomètres de pavés posés à la main. Vingt ans de travaux. Environ quinze millions de pavés taillés et ajustés un à un, sur des pentes où la mécanisation n'avait aucune prise. Et un bilan humain lourd : de nombreux ouvriers y ont perdu la vie.

Quand l'aluguer s'engage dans les premiers lacets et que le chauffeur ralentit pour laisser passer une mule, on roule sur ça.

Photo · 3:1 · Ponta do Sol
Emplacement photo — Ponta do Sol et sa pointe nord.
Zone 2

Ribeira Grande et la côte est

Ribeira da TorrePonta do SolChã de Igrejatortues

C'est le versant vert, celui où l'on dort et d'où partent la plupart des randonnées. Les canyons y descendent jusqu'à la mer, et les villages s'accrochent où ils peuvent.

Ribeira Grande, la capitale du nord

fondée en 1595base logistique

La ville s'étire dans le lit d'une ribeira, entre deux versants abrupts. Elle a été fondée en 1595 et conserve sa cathédrale, Nossa Senhora do Rosário. Détail qui dit tout de l'île : chaque maison, ou presque, possède son potager.

Ne t'attends pas à une vie nocturne — tout ferme au coucher du soleil. C'est en revanche la meilleure base pour rayonner vers la Torre, Ponta do Sol et Chã de Igreja.

La Ribeira da Torre

6 km de Ribeira Grandecanyon

Avec le Paúl, l'un des plus beaux canyons de l'île. On remonte la vallée par les villages de Varzinha, Crusco et Xóxó, entre cultures en terrasses et parois qui se referment.

Le repère du fond de vallée, c'est l'aiguille basaltique du Lombo de Pico, une flèche de roche plantée droit dans le paysage. Xóxó est aussi le départ de la grande montée vers Cova.

Sinagoga, la crique et la mémoire

4 km au sudroute côtièrebaignade possible

Au début du 19e siècle, une communauté juive marocaine s'installe ici. Il en reste un cimetière et les ruines d'une synagogue, plus tard reconvertie en gafaria, une léproserie. L'endroit est chargé, silencieux, et vaut le détour pour lui-même.

C'est aussi l'une des très rares criques de sable noir où l'on peut se baigner sur cette côte. À faire le matin, en restant près du bord : les courants forcissent de juin à octobre.

Janela, et la piste vers le Pico da Cruz

13 km au sud25 km de Porto Novo

« Janela » veut dire fenêtre, et le village mérite son nom. Mais soyons clairs : évite sa plage, les courants y sont violents.

Ce qui amène ici, c'est la piste 105, qui grimpe au Pico da Cruz : onze kilomètres, quatre à cinq heures, mille cinq cent cinquante mètres de dénivelé positif. Une vraie journée de montagne.

La Rocha Scribida, la pierre écrite

10 min de marchepatrimoine national

Un monolithe de trois mètres, aussi appelé Pedra de Nossa Senhora, classé au patrimoine national. Il porte des gravures dont l'origine reste une énigme : marins passés là avant la découverte « officielle » de 1462, ou visiteurs bien plus tardifs — le débat n'est pas tranché.

Le trouverEn venant du nord, avant le tunnel, une piste part à gauche du rond-point : dix minutes de marche.

Ponta do Sol, la pointe nord

5 km au nordroute en balcondépart du sentier côtier

La pointe la plus septentrionale de l'île, et celle qui reçoit le plus de soleil. Les ruelles sont impeccables, la place principale coquette avec ses palmiers et son église. On y arrive de Ribeira Grande par une route en balcon au-dessus du vide — cinq kilomètres qu'on n'oublie pas.

C'est surtout d'ici que part le sentier côtier du nord vers Cruzinha da Garça, la randonnée la plus célèbre de l'archipel.

Chã de Igreja

23 km par Coculiou 6 h 30 à pied

Tranquille, isolé, posé au-dessus d'une gorge. Des maisons couvertes de chaume, une petite place, une église toute blanche — et rien d'autre à faire que d'être là. L'éco-lodge Kasa d'Igreja permet d'y dormir.

On y accède par la route via Coculi, ou à pied par le sentier côtier du nord : dix-huit kilomètres, six heures trente à sept heures.

Cruzinha da Garça

25 km par Coculiou 6 h à piedbaignade

Village de pêcheurs qui marque la fin — ou le début — du sentier côtier du nord. Petite plage de sable noir, barques colorées tirées au sec, et l'un des rares endroits de l'île où l'on nage vraiment bien.

De fin juin à début octobre, les tortues viennent y pondre. L'association Nova de Cruzinhas veille sur les nids : renseigne-toi auprès d'elle plutôt que d'aller voir seul. Le bivouac est possible au village.

Si tu marches le sentier côtierPrévois d'y dormir plutôt que de repartir le soir : le retour en aluguer est long, et le village mérite une nuit.
Photo · 3:1 · La vallée des dykes
Emplacement photo — les dykes de lave du centre de l'île.
Zone 3

Le centre, sec et volcanique

Curral das VacasAlto MiradykesTope de Coroa

Passé le Paúl, l'île change de couleur : la végétation disparaît, la roche prend toute la place, et les vallées deviennent minérales. C'est aussi d'ici que partent les marches les plus engagées.

Ribeira das Patas et le Curral das Vacas

21 km au nord-ouest de Porto Novoroute pavée

Le plus grand cratère volcanique de Santo Antão — et de tout l'archipel. Le paysage y est très sec, presque lunaire. Une route pavée dessert Lagedos, Chã da Morte et Curral das Vacas, puis file vers Ribeira da Cruz, sur la côte nord-ouest.

C'est le point de départ des marches vers Alto Mira ou vers le Tope de Coroa : quatre heures trente de marche pour onze cents mètres de dénivelé.

Non négociablePars tôt, emporte ton eau et tes provisions : il n'y a rien en chemin. Aucun point d'eau, aucune boutique, aucune ombre.

Alto Mira, le canyon jusqu'à l'océan

31 km de Porto Novotrois villages

Un canyon exceptionnel qui rejoint l'océan, avec trois villages posés au pied d'une falaise et des habitants d'une générosité qu'on n'oublie pas. C'est l'un des endroits de l'île où l'on sent le mieux ce que veut dire « isolé ».

C'est aussi le départ du trek du plateau de Lagoa : la marche la plus dure et la plus aventureuse de tout l'archipel. Onze heures trente, des cols, des sentiers escarpés, mille cinq cents mètres de dénivelé. Réservé aux sportifs de très haut niveau — ce n'est pas une formule de style.

La vallée des Dykes

depuis Chã de Mortepiste 302

Des dykes de lave partout : ces murs de roche verticaux, restes de fractures remplies de magma puis dégagées par l'érosion, dressent leurs lames un peu partout dans la vallée. C'est un livre de géologie à ciel ouvert.

Depuis Chã de Morte, la piste 302 rejoint Alto Mira en trois heures, par le col de Forquinha, à 1 040 mètres.

Ribeira da Cruz et l'ingéniosité de l'eau

côte nord-ouestvillage isolé

L'un des trois villages de la côte occidentale, avec Tarrafal et Monte Trigo. Beaucoup plus aride que le nord, il vit sous la contrainte permanente du manque d'eau : après les inondations de 2016, la pluie s'est fait rare.

D'où une ingéniosité remarquable en matière d'irrigation : cultures en terrasses, bassins de rétention, canaux qui suivent les courbes de niveau sur des centaines de mètres. Regarde-les, c'est le vrai spectacle du village.

Couleur locale

Le grogue, et la machine à bœufs

Le grogue de Santo Antão passe pour le meilleur du pays, et il se fabrique encore de façon traditionnelle — au trapiche.

Le trapiche est une machine construite à la main : trois cylindres d'acier qui tournent en sens contraire, entraînés par une paire de bœufs ou de mules attelée à un levier de bois de tamarinier relié à des engrenages. Deux hommes engagent les cannes entre les cylindres. Le sirop s'écoule dans un tube, part en fûts et fermente.

Après cinq jours, on le verse dans l'alambic pour le faire bouillir dans son propre marc, chauffé une heure avant qu'on n'ajoute l'eau. Les vapeurs de sirop se condensent le long du tube refroidi, et l'eau-de-vie s'écoule goutte à goutte par l'extrémité basse.

Aujourd'hui les trapiches s'automatisent — les mules ne servent plus qu'à porter la récolte. Raison de plus pour s'arrêter chez ceux qui gardent l'ancienne méthode.

Photo · 3:1 · Tarrafal de Monte Trigo
Emplacement photo — Tarrafal de Monte Trigo.
Zone 4

La côte ouest, longtemps coupée du monde

Tarrafalplongéepêche sportiveMonte Trigo

Le bout de l'île, et sa plus grande surprise : c'est le seul endroit de Santo Antão où l'on se met à l'eau pour autre chose que se rafraîchir.

Tarrafal de Monte Trigo

1 h 30 de Porto Novoroute depuis 2020plongée

Village de pêcheurs longtemps enclavé : on n'y accédait que par la mer. Depuis 2020, une belle route relie Porto Novo à Tarrafal en une heure trente, et le village s'est ouvert sans rien perdre de son calme.

C'est une oasis paradisiaque au pied d'un versant totalement aride — et le seul endroit de l'île où l'on plonge et où l'on pratique la pêche sportive.

Monte Trigo, à pied de préférence

11 km · 3 h 30 à 4 h+550 / −550 mou en barque

Deux façons d'y aller depuis Tarrafal. En barque avec un pêcheur, autour de 1 000 CVE par personne. Ou à pied par la piste côtière, quatre heures — vivement recommandé, et beaucoup plus rassurant.

Le village fut le troisième port de pêche de l'île avant la construction du débarcadère de Porto Novo, en 1962. C'est aussi d'ici que l'on peut monter au Tope de Coroa : demande sur place, les habitants savent qui accompagne.

Le Tope de Coroa

1 979 mguide obligatoirepoint culminant

Le sommet de l'île, à 1 979 mètres. Le guide est obligatoire, et ce n'est pas une précaution administrative : même pour un randonneur confirmé, on est loin de la marche de santé.

Depuis la plage de Tarrafal, on prend le chemin pavé escarpé qui part au nord, au-dessus de la mer. Aucun abri, un terrain caillouteux et très aride jusqu'à Monte Trigo. Retour par le même chemin, ou arrangement avec un pêcheur pour rentrer en barque.

À organiser avantLe guide, l'eau, et le retour. Si tu comptes rentrer en barque, cale-le avec le pêcheur la veille — pas le jour même, en arrivant épuisé.
Le vrai motif de venir

Les quatre grandes randonnées, sur la carte

Santo Antão se marche. Voici les itinéraires que l'on fait vraiment, leur point de départ, leur arrivée, et ce qu'ils coûtent en jambes. Les tracés sont indicatifs : ils servent à situer, pas à naviguer.

Difficulté
Facile Moyenne Difficile Point d'arrivée
Les itinéraires
ItinéraireDistanceDuréeDénivelésDifficulté

Trois règles iciLes sentiers ne sont pas ombragés, il n'existe pas de secours en montagne sur l'île, et la plupart de ces itinéraires sont des allers simples : réserve le véhicule du retour avant de partir, et dis à quelqu'un où tu vas. Pour le Tope de Coroa et le plateau de Lagoa, le guide n'est pas une option.

Quand venir

Ce qui dépend de la saison

Ici la saison ne décide pas de la température mais de trois choses : la couleur des vallées, la force des courants, et le confort de la marche.

Le compromisLes vallées sont au plus vert après les pluies, en octobre et novembre — mais c'est aussi la fin de la période où les courants sont les plus forts sur la côte nord. Pour la marche pure, décembre à mars est plus sûr et plus frais.

Nos adresses

Où manger, où acheter, qui contacter

Il existe très peu de restaurants à Santo Antão : ce sont surtout les pensions qui assurent le service de restauration, et qui préparent les paniers pique-nique des randonneurs. Voici une sélection courte, plus deux distilleries et les guides qui font travailler l'île.

Une base de départ, pas une sélection

Ces adresses sont des repères de guide, pas des tables testées — vérifie-les avant de publier et remplace-les à mesure que tu y vas. Les horaires et les numéros de téléphone ne sont volontairement pas listés : ce sont les informations qui vieillissent le plus vite.

Aucun coup de cœur n'est coché : c'est à toi de désigner les tiens. Ouvre le tableau ADRESSES en haut du script et passe coup:false à coup:true sur ceux que tu recommandes vraiment.


Avant de partir

Ce qui se prépare

Le bateau, et rien d'autre

L'accès se fait uniquement par la mer, depuis São Vicente, avec plusieurs traversées par jour vers Porto Novo. Prends ton billet la veille en haute saison, et garde de la marge : la traversée dépend de l'état de la mer.

Des espèces, beaucoup

Banques et distributeurs sont rares sur l'île. Retire à Mindelo avant d'embarquer et compte large : pensions, aluguers, distilleries et paniers pique-nique se règlent en liquide.

Oublie la voiture

Peu de loueurs, et pour cause : les routes demandent une maîtrise parfaite de la conduite en montagne. Les aluguers sont nombreux et te déposeront au départ de n'importe quelle randonnée.

Les chaussures

Chaussures de randonnée montantes, pas des baskets. Les chemins pavés sont glissants sous la rosée du matin, et les descentes vers la mer sont longues — c'est là que les chevilles se tordent.

Le guide, quand il s'impose

Obligatoire pour le Tope de Coroa, indispensable pour le plateau de Lagoa. Pour le reste, un guide local change surtout la qualité de la journée : il connaît les raccourcis, les familles et les histoires.

Manger

Les restaurants sont rares et dispersés. Préviens ta pension le matin si tu veux dîner le soir, et commande ton panier pique-nique la veille : personne n'improvise un déjeuner au milieu du Curral das Vacas.

On ne vient pas à Santo Antão pour se baigner. On y vient pour marcher là où les autres ne peuvent pas.

Fond cartographique OpenStreetMap, sous licence ODbL. Les coordonnées des points et les tracés de randonnée sont indicatifs et demandent à être vérifiés avant publication.

Top
Map
Share
Search