Le guide indépendant de l’archipel
Cap-Vert : le guide de voyage
Les 10 îles principales n’auront plus de secret pour vous.
« Avec ce guide de voyage, vivez une expérience qui vous ressemble. »



Que voir, que faire au Cap-Vert ?
Dix îles, dix voyages différents. Commence par la carte interactive si tu ne sais pas encore où aller, par le tableau plus bas si tu veux comparer, ou par la liste des incontournables si tu veux l’essentiel.

Sites, panoramas, plages, patrimoine, villes et villages : une carte interactive que l’on filtre par type ou par île, avec la liste complète en dessous.
Ouvrir la carte →Préparer, choisir ses dates, tracer son itinéraire


Les îles du Cap-Vert, une par une
Elles se répartissent en deux groupes que tous les Capverdiens nomment avant même de dire un nom d’île.
Barlavento
Les îles au vent · au nord





Sotavento
Les îles sous le vent · au sud




Les dix îles du Cap-Vert en un tableau
Ce que chacune apporte, et laquelle se rejoint sans bateau.
| Île | Groupe | Ce qu’on y cherche | Aéroport |
|---|---|---|---|
| Santo Antão | Barlavento | Les vallées cultivées en terrasses et les plus beaux sentiers du pays. L’Estrada da Corda, la Ribeira de Paúl, le grogue. | non · ferry |
| São Vicente | Barlavento | Mindelo, sa baie et sa vie musicale. Le carnaval, la morna, les bars et le marché municipal. | oui |
| Santa Luzia | Barlavento | Personne. Réserve naturelle intégrale, inhabitée, visible depuis São Vicente. | inhabitée |
| São Nicolau | Barlavento | La montagne rurale et discrète : le parc du Monte Gordo, le Carbeirinho, Vila da Ribeira Brava. | oui |
| Sal | Barlavento | La plage, le vent et les sports de glisse. Santa Maria, son ponton, les salines de Pedra de Lume. | oui · international |
| Boa Vista | Barlavento | Les plus longues plages de l’archipel, les dunes, les tortues. Santa Mónica, Sal Rei. | oui · international |
| Maio | Sotavento | Le vide. Des kilomètres de plages désertes, des salines et des villages minuscules. | oui |
| Santiago | Sotavento | L’histoire et la ville : Praia et son Platô, Cidade Velha classée à l’UNESCO, la Serra da Malagueta. | oui · international |
| Fogo | Sotavento | Le volcan. La caldeira habitée de Chã das Caldeiras, l’ascension du Pico, São Filipe la coloniale. | oui |
| Brava | Sotavento | La plus petite et la plus verte. Nova Sintra, ses demeures pastel et son jardin tropical. | non · bateau |
Pourquoi créer un guide de voyage sur le Cap-Vert ?
Le Cap-Vert est une destination qu’on ne choisit pas par hasard, et dont on revient rarement indifférent. Il y a la mer et ce qu’elle abrite, les sentiers qui tombent de mille mètres jusqu’à l’océan, des plages qui n’appartiennent à personne — et surtout la morabeza, ce mot créole qui désigne une hospitalité qu’aucune traduction ne rend tout à fait.
L’information sur l’archipel est dispersée, souvent datée, et presque jamais en français. L’idée de ce guide est simple : rassembler au même endroit tout ce qu’il faut pour partir — les îles une par une, les randonnées, les itinéraires, le pratique, la carte, le lexique. Et le tenir à jour, ce qu’un guide imprimé il y a deux ans ne peut pas faire.
Où se trouve le Cap-Vert ?
Le Cap-Vert est un archipel de l’Atlantique posé à environ 600 kilomètres au large du Sénégal, en face de la pointe occidentale de l’Afrique. Dix îles principales, dont neuf sont habitées — Santa Luzia est une réserve naturelle inhabitée — pour 4 033 km² de terres seulement, éparpillées sur près de trois cents kilomètres d’océan. C’est cette dispersion qui fait tout le caractère du pays : on n’y circule pas, on y navigue et on y vole.
Ces îles étaient totalement désertes quand les Portugais y ont abordé en 1460. Rien de ce qu’on y trouve aujourd’hui — la langue, la musique, la cuisine, les visages — n’existait avant. Cidade Velha, fondée en 1462 sur l’île de Santiago, devient la première ville coloniale bâtie par les Européens sous les tropiques et l’un des grands ports de la traite atlantique ; c’est aujourd’hui le seul site du pays inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. De cette histoire est né le créole capverdien, langue à part entière, tandis que le portugais reste la langue officielle. Le pays est indépendant depuis 1975.
Quelques chiffres sur le Cap-Vert
Pourquoi aller au Cap-Vert, et dans quels cas s’abstenir
Une destination n’est pas faite pour tout le monde. Autant le dire avant de réserver.
Ce qui rend le voyage réussi
- Un dépaysement immédiat, à six heures d’Europe. Pas de décalage horaire notable, et un continent culturel entier à découvrir.
- Neuf îles, neuf voyages. On passe des dunes au volcan et des crêtes à mille mètres aux plages en quelques dizaines de minutes d’avion.
- Le climat. Une saison sèche de novembre à juillet, du soleil quasiment toute l’année, et rarement d’excès de chaleur grâce aux alizés.
- La randonnée. Santo Antão et Fogo comptent parmi les plus beaux terrains de marche de l’Atlantique, encore peu fréquentés.
- L’accueil. La morabeza n’est pas un argument de brochure : elle se ressent dès le premier village.
- Le coût. La vie y est environ deux fois moins chère qu’en France, hors resorts balnéaires.
Ce qui peut décevoir
- Chaque île se paie en transport. Ajouter une île, c’est une demi-journée de transfert et un vol de plus. Un séjour court se limite à deux îles.
- Le vent. Il souffle presque toute l’année : excellent pour la glisse, moins pour bronzer, et c’est lui qui décide si le bateau part.
- La baignade n’est pas partout possible. Santo Antão, Fogo, Brava et São Nicolau ont peu de plages accessibles, souvent dangereuses.
- Il n’existe pas de secours en montagne. Sur les sentiers exposés, on part tôt, avec de l’eau, et on prévient quelqu’un.
- Les infrastructures sont inégales. Hors Sal, Boa Vista et Praia, l’hébergement se fait en pension de famille, souvent sans carte bancaire.
- L’eau du robinet n’est pas potable. Prévoir de l’eau en bouteille partout, y compris pour se brosser les dents.
Quand partir, combien ça coûte, comment y aller
Les trois questions qui reviennent en premier. Le détail complet est dans le carnet pratique.
Quand partir au Cap-Vert
L’archipel se visite toute l’année. La saison sèche court de novembre à juillet, avec un vent soutenu de décembre à mars — la meilleure période pour le kitesurf et la planche, un peu moins pour rester allongé sur une plage. D’août à octobre, il fait plus chaud et plus humide, avec des averses brèves : c’est aussi la période la plus verte, et de loin la meilleure pour marcher à Santo Antão. Réserve bien à l’avance si tu vises juin à août, quand la diaspora rentre au pays. Les prévisions à sept jours donnent le détail des jours qui viennent.
Combien coûte un voyage au Cap-Vert
Le coût de la vie y est environ deux fois moins élevé qu’en France, à l’exception de certains établissements des îles balnéaires. Pour deux personnes, compte par jour :
Pour huit jours, cela donne une fourchette de 480 € en version sac à dos à 1 200 €. À quoi s’ajoutent les excursions, la location de voiture et surtout les transits entre les îles — le poste que l’on sous-estime toujours. Deux taxes s’ajoutent aux nuitées : une taxe touristique de 276 CVE (environ 2,50 €) par jour et par personne, plafonnée à dix jours, et une TVA de 15 % pas toujours incluse dans les prix affichés.
Comment aller au Cap-Vert
Le pays compte quatre aéroports internationaux : Sal, Boa Vista, Praia et São Vicente. Des vols directs relient l’Europe à Sal, Boa Vista et Praia. Ensuite, sept îles sont reliées entre elles par avion, et deux — Santo Antão et Brava — uniquement par bateau.
Côté formalités : pour un séjour de moins de trente jours, les ressortissants français, belges, suisses et canadiens n’ont pas besoin de visa, mais un enregistrement en ligne préalable est obligatoire, au plus tard cinq jours avant le départ, avec une taxe d’aéroport à régler à cette occasion. Le passeport doit être valable au moins six mois après la date de retour. Ces règles changent : vérifie-les au moment de réserver.
Ce qu’on demande le plus souvent sur le Cap-Vert
Où se trouve le Cap-Vert ?
Dans l’océan Atlantique, à environ 600 km au large du Sénégal, en face de la pointe occidentale de l’Afrique. C’est un archipel de dix îles principales, dont neuf sont habitées, pour 4 033 km² de terres réparties sur près de trois cents kilomètres d’océan. Le pays est indépendant depuis 1975 ; sa capitale est Praia, sur l’île de Santiago.
Quelle île du Cap-Vert choisir ?
Cela dépend entièrement de ce que tu viens chercher, parce que les îles ne jouent pas dans la même catégorie. Sal et Boa Vista pour la plage et les sports de glisse. Santo Antão et Fogo pour la randonnée et la montagne. Santiago pour l’histoire et la ville. São Vicente pour la musique et l’ambiance de Mindelo. Maio, São Nicolau et Brava pour le calme.
Si tu ne dois retenir qu’une règle : avec une semaine, prends-en deux, pas trois.
Quelle est la meilleure période pour aller au Cap-Vert ?
La saison sèche, de novembre à juillet, avec un vent soutenu de décembre à mars. D’août à octobre, il fait plus chaud et plus humide, avec des averses brèves — c’est la période la plus verte, la meilleure pour marcher. Il n’y a pas de mauvaise saison à proprement parler : la température de l’air reste comprise entre 22 et 30 °C toute l’année.
Faut-il un visa pour le Cap-Vert ?
Non pour un séjour de moins de trente jours, si tu es ressortissant français, belge, suisse ou canadien. En revanche, un enregistrement en ligne est obligatoire avant le départ, au plus tard cinq jours avant, avec une taxe d’aéroport à régler à ce moment-là. Le passeport doit rester valable six mois après la date de retour. Ces conditions évoluent : contrôle-les auprès des sources officielles au moment de réserver.
Quelle langue parle-t-on au Cap-Vert ?
Deux langues coexistent. Le créole capverdien est la langue de tous les jours : son vocabulaire vient du portugais, sa grammaire des langues d’Afrique de l’Ouest, et il varie sensiblement entre les îles du nord et celles du sud. Le portugais est la langue officielle, celle de l’école, de l’administration et des panneaux. Bonne nouvelle pour un francophone : le français est enseigné dans le secondaire et beaucoup de Capverdiens le parlent.
Quelle monnaie utilise-t-on au Cap-Vert ?
L’escudo capverdien (CVE), arrimé à l’euro : environ 110 CVE pour 1 €. Le taux étant fixe, il n’y a pas de mauvaise surprise de change. Les cartes bancaires passent dans les villes et les établissements touristiques, mais beaucoup de pensions de famille et de restaurants ne prennent que les espèces — prévois du liquide dès que tu sors de Sal, Boa Vista ou Praia.
Combien de temps faut-il pour visiter le Cap-Vert ?
Une semaine permet de bien voir deux îles, pas davantage : chaque île supplémentaire coûte une demi-journée de transfert. La paire la plus rentable est São Vicente et Santo Antão, reliées par un ferry d’une heure — l’itinéraire de sept jours est construit sur cette logique.
Deux semaines ouvrent le grand tour, à quatre ou cinq îles. Au-delà de trois semaines, on peut atteindre les îles que l’avion dessert peu : São Nicolau, Maio et Brava.
Le Cap-Vert est-il une destination sûre ?
Le pays est politiquement stable et l’une des démocraties les plus solides d’Afrique de l’Ouest. Les précautions à prendre sont celles de n’importe quel voyage : attention aux effets personnels dans les villes et sur les plages fréquentées. Deux points méritent en revanche une vigilance particulière : l’eau du robinet n’est pas potable, et il n’existe pas de service de secours en montagne. Sur les sentiers exposés, pars tôt, emporte assez d’eau et préviens quelqu’un de ton itinéraire.