+Le plat national
Cachupa
Ragoût de maïs et de haricotsComme le cassoulet, elle peut être pobre (simple) ou rica (riche) selon les ingrédients. On la confectionne le plus souvent avec ce que la cuisinière a sous la main. Le secret : elle est meilleure le lendemain, réchauffée à la poêle avec des oignons et un œuf — c'est la cachupa refogada.+Base de tout
Le maïs
L'aliment central de l'archipelIl entre dans la composition de presque tout. Cinq variétés de haricots l'accompagnent, servant aux soupes, aux feijoadas et aux riz. Son cycle rythme toute la vie rurale : terre préparée en avril, semailles en juin, et ensuite c'est la pluie qui décide.+Petit déjeuner
Kamoka
Farine torréfiée au laitOn la mélange avec du lait, et on lui prête des vertus fortifiantes. C'est le petit-déjeuner traditionnel, bien loin des buffets d'hôtel.+Petit déjeuner
Cuscuz
Gâteau de maïs à la vapeurRien à voir avec le couscous d'Afrique du Nord : c'est un gâteau qui se mange avec du lait, ou arrosé de mel, la mélasse de canne à sucre.+Spécialité de Fogo
Djagacida
Ragoût de maïs originaire de FogoL'une de ces spécialités qu'il est pratiquement impossible de goûter à moins d'être invité chez l'habitant. Elle n'est confectionnée que pour des occasions spéciales.+Accompagnement
Xerèm
Polenta de grains concassésL'autre grande façon d'accommoder le maïs. Simple, nourrissante, présente sur toutes les tables familiales.+Soupes
Canja de atum
Soupe au thonComme le caldo de peixe, soupe de poisson agrémentée d'ignames et de patates douces, elle fait partie des plats des grandes occasions — rarement à la carte des restaurants.+Poisson
Garoupa & atum
Mérou et thon, les plus noblesLe poisson est la principale source de protéines du pays. Le maquereau (kavala), plus populaire, fait même l'objet d'un festival gastronomique à Mindelo. Côté coquillages : langoustes, buzios (sortes de bulots), seiches, calamars et poulpes.+Attention
La langouste
Interdite de mai à octobreSa pêche est interdite de mai à octobre — et jusqu'à fin novembre pour la pêche en profondeur. Pendant cette période, sa vente et sa consommation sont prohibées. Si on t'en propose en juillet, refuse.+Viandes
Cabri & linguiças
Le barbecue capverdienÀ la campagne, chaque famille élève un cochon, tué une fois engraissé et fini à la broche, grillé ou en linguiças — de petites saucisses. Le cabri et le poulet se préparent en sauce ou au barbecue ; à Santiago, de petites gargotes en proposent au bord des routes.+Boisson
Le café de Fogo
Longtemps le meilleur de l'EmpireCultivé principalement sur Fogo, entre 400 et 1 300 m d'altitude. La production est passée de 600 tonnes au début du 20e siècle à 100 tonnes aujourd'hui. Cueilli à la main et séché naturellement, il suscite un regain d'intérêt dans les magasins spécialisés.+Boisson
Le grogue
Le rhum localIssu de la canne à sucre, il est le plus souvent artisanal. Santo Antão est la plus réputée, mais de bons rhums sont distillés sur Brava ou São Nicolau. Des normes ont été mises en place en 2015 pour limiter les dérives — ajouts de sucre, intrants illicites.+Boisson
Le pontche
Grogue et mélasseC'est le grogue mélangé à de la mélasse de canne à sucre. On peut lui adjoindre toutes sortes de fruits macérés, et même du café, pour confectionner d'excellentes licores. C'est ce qu'on te servira à l'apéritif — et souvent aussi au digestif.+Boisson
Le manecon
Le vin rouge de FogoProduit à partir de petits raisins très concentrés en sucre, sur les vignes plantées à 2 000 m à l'ombre du volcan. Particulièrement fruité, il peut apparaître un peu trop doux pour les palais européens. Les quantités sont faibles : à goûter sur place.